Il y a des jours comme ça. Des soirées inévitables. Où l'on ne s'en sort plus. Où l'on ne veut plus s'en sortir. C'est son regard qui blesse, notre sourire qui se noie. Un envol. Une énigme. C'est un soir comme les autres, où l'on sens la faiblesse, cette faiblesse, cette douleure qui se reçent physiquement. J'ai mal, encore, toujours, jamais, profondément. Accepter, c'est faire semblant, mentir, idéaliser la souffrance, cette souffrance suffoquante, étouffante réalité. Et c'est un verre, puis ce verre, et ces verres. Quand un verre à une vie, un passé, un début, une histoire, une fin, une conclusion. C'est cela. C'est une soirée. C'est toi. Tes yeux bruns, tes cheveux blond, tes lèvres, ton visage, ton corps, ta perfection. Ce verre d'alcool. Tu en bois, tu t'en impregne, tu le verse dans ta bouche, sur ta bouche et autour. Partout et nul part. Mais toi. Surtout toi. Tu relèves mon estime, je me perd dans ton expression, dans tes sens, dans ton monde totalement extasique et refermé à la vie, ma vie, qui me paraît maintenant, irrévoquablement euphorique. De toi, de nous, ton être et ma personne. Et c'est ce regard provoquant que tu plonges dans le miens, mon coeur, mon tout. Tu fabules, je le sais et je m'en fous royalement. Crois-moi, peu importe les sentiments qui pourrons subvenir par la suite. Je te veux; toi et ta magie. Tu bois, je bois. Encore, encore, et beaucoup trop. Tu me dis d'en prendre. Je le fais. J'en prend, j'avale, j'engloutie cet extasie. Je m'en fous complètement, rien à faire, vraiment. Ca se sent. Ca s'accentut et se vit. Merde. Je suis en trance, tout est merveilleux et irréel. Mais cette conscience est toujours là, hanté par ta personne. Toi et encore toi. Tu t'appproches toujours plus près. Doucement. Puis c'est légèrement, que tu vas déposer tes lèvres sur les miennes. C'est intence. Profond et passionel. Tout va bien et pour le mieux. Et c'est là que les sentiments apparaissent. Et c'est à ce moment précit que cela se déchire, ce tord de douleur. Ca fait mal, ca fait du bien, puis ca soulage. Ta main gauche sur ma nuque, ta main droite sur mon ventre. Elle ne tarde d'ailleurs pas à glisser plus bas. Tu touches, tu carresses, tu m'embrasses. Ton odeur paraît figé sur moi, en moi. Ton parfum, doux et délicat, légé et pourtant si envoutant, attachant, surprenant. Nos corps s'enmèlent, ta peau, tes lèvres. Tes cheveux, ton naturel, ton expression. Tout est trouble. Cela monte en moi, comme une bouffé d'oxygène. Une surdose d'adrénaline, puissante et violante. C'est étrange puis me rend malade. On ne pourrait pas l'expliquer. Une sensation incontrôlable, manifestation d'une angoisse, qui s'attarde en ton inconsciente conscience, complètement perturbé par ces actes et ces pensées. L'arrêt du moment est inacceptable, même insupportable, injustifiable. N'appartenir qu'à ce présent indéfinis et sans valeure. J'aime. Je t'aime. Merde. C'était ce sentiment là que je m'étais interdit. Barré. Je n'en veux pas de cet amour. Non, je n'en veux pas, mais je n'en décide pas. Pas de vie sans toi, c'est tout. Je me vois pas sans cela, sans toi, sans rien. Je te veux, tout le temps. Maintenant. Absence de vocabulaire. Aucune définition de la langue française ne pourrait te qualifier. Differance. Je suis amoureuse de cette differance. De toi. Et c'est l'effet de l'extasie qui s'atténue. Je reçens et m'emporte. J'apprécie cette vie, j'apprécie et je t'aime. Je me sens, je te sens, sur moi, en moi. Ton corps si désirable, déssiné, structuré, mieux que n'importe lequel. Et il est miens ce soir. Peut-être s'évaporera-t-il demain? Je ne le suporterais pas. Excuse-moi. Mais je ne consenterai pas d'avoir la peur au ventre, peur que tu partes, que tu ne me désires plus, que tu me laisses mourir en profonde agonie d'amour et de peine. Mais je ne peux pas tout arrêter comme ca, c'est incensé. Ca ne se fait pas, ca ne sert à rien, et je n'en ai pas envie. Tu es là, toujours sur moi, tu es à moi. Du plaisir, de l'excitation, de l'envie puis surtout de l'amour. Jouissance d'une étape inavouée. Mais toi qu'est ce que tu en penses? Qu'est-ce-que je t'inspire? Qu'est-ce-que tu attends de moi? Tout ou rien. Beaucoup ou un peu. Je n'ai pas connaissance de ce qui est installé en tes envies; alors, à toi de me le dire. Hurle-le moi, chuchote-le moi, précise et fais-le moi comprendre.
C'est sous la lumière tamisée que tu t'assoupis. Je l'étains pour te permettre de dormir tranquillement; sous ces odeurs de plaisir et d'inimportance. C'est la nuit, cette nuit. Le reflet de la lune contre le miroir convert de poussière, qui t'éclair, toi, ton visage, ton magnifique visage dont j'ai eus l'opportunité d'admirer durant des heures qui m'ont parut si courtes. Et c'est mon reflet, le mien, mon ombre que j'obsèrve, contournant la fenêtre de ta chambre. Le volume des mes longs cheveux bouclés, mes yeux marrons, mais rouge ce soir, dû au cachet que tu m'as fais prendre. Tu n'as même pas insisté. Et maintenant tu dors, allongée, affalée sur ces draps bleus, fatiguée, épuisée d'avoir joué avec moi. Je te regarde, j'admire tes splendides traits; ils me font rêver. J'allume une cigarette, ta cigarette, avec ton briquet. Puis ce verre, toujours posé sur la table de nuit. J'ai besoin d'entendre ta voix. Et tu dors, sans te rendre compte de mon besoin incontestable de t'appartenir. Je me sens seule. Et c'est toujours quand tu dors que j'ai envie de te parler, c'est toujours quand tu te réveilles que je me tais. Et je fume, je fume en pensant à ton réveil, signification de ta présence. J'attend la brume et cette douce lumière qui me permettent de détèrminer le jour, le matin, ce matin, avec toi. Ca commence. L' arrivée de couleurs qui se glissent entre les stors, l'aube, la naissance du soleil. Et je t'admire toujours, attirée par des traits parfaitements structurés, dessinés comme si j'avais pû moi-même les crées. Puis je me rememore ces instents, ces moments où je te détèste parsque tu fais subvenir en ma personne une émotion inhabituelle, ces moments où tu es la seule capable de me faire adresser un honnete sourire. C'est pathétique et agréable, de t'avoir à mes côtés. Insupportable et pourtant incontournable de t'aimer.
Cela me tue de devoirs garder cette chose en moi, la peur que tu disparaisses et que ma présence dans tes bras s'envolent dans la pénombre de ces importunistes souvenirs. Ce sont les larmes dû au bonheur, le destin que tout se brise, un futur déjà prévut, une conclusion avant l'histoire. Et finalement, pourquoi entretenir, pourquoi vivre des futures heures perdues d'images, du temps qui obligatoirement va valoire la douleur adréssé? Un afflux de regrets. Ca fait mal, vraiment, mais je ne peux m'en passer. Des tes baisers, de ta douceur, de tes conneries, juste de toi, et de ce que tu m'apportes. Incontournable, comme je l'ai déjà dis, je ne choisis pas de t'aimer.
Je me lève d'une vue trouble, et menteuse. Une démarche lourde et insignifiante. Sensation pesante et étrangement insupportable. Je marche jusqu'à que la vitre nous sépare. Je me dirigeai vers la tasse de thé fumante, posée sur la table basse de la terrasse, sous la lueure et le vent frais du printemps. Je la prend puis continue à marcher et m'arrête d'un coup, te fixe puis me rend compte de tout. Un flash. La vérité.
Il est maintenant 15h02. Tu prends ta douche et je t'attend, toujours figée devant la baie vitrée. Je ne me suis pas déplacée. Pas encore. Je ne veux pas. Je suis debout, là, depuis déjà plusieurs heures. J'aimerais pouvoir te rejoindre, mais la peur me dépasse. De toute façon, tu viens de finir.Et c'est quelques minutes plus tard que je sens tes mains parcourir le long de ma taille. Tu m'enlaces. Puis là, j'aimerais tent te dire, t'avouer ce que j'ai en tête. Cette impression de déjà vus, cette impression de déjà l'avoir vécus, cette impression d'avoir déjà recentis cela. Est-ce réellement toi que j'aime, ou bien est-ce le souvenir que tu as fais resurgir en moi grâce un moment pareil? Les larmes reviennent. Je retirai ses bras d'autour de moi. Et m'en allai. Sans rien dire. Rien. Je m'habillai, ignorant ses propos. Continuant à pleurer, sans parler, en suffoquant dans mon angoisse, dans ma nervosité. Et elle. Amy. Je la tue en ce moment précis. Ce ne sont pas des larmes qu'elle verse, mais un torant de colère, de souffrance. Elle me prit par les épaules, me suppliant de répondre à ses questions. Rien. Elle attrapa le verre posé sur la table de nuit. Ce verre dans lequel elle avait bû toute la soirée, ce verre qui était à nos cotés quand on fesait l'amour, ce verre qui la rendue amoureuse, ce verre en pleine conclusion. Elle le serra et le lanca d'une pûre violence sur le sol.
" Merde Effy ! Putain de merde, tu te rends compte ! Te rends-tu compte de ce que tu me fais subir ? Salope, tu m'as baisé et tu me jettes maintenant. Je ne suis qu'une merde d'experimentation pour toi pas vraie ? Ca va tu t'es bien amusé? Putain!"
Elle mit les mains sur sa tête et se laissa tomber pas terre. Je la regardais.
" Je l'ai fais avec de l'amour, je l'ai fais en recentant des emotions, en adoptant tous les sentiments que tu m'offrais. Je t'aime ou je t'apprécie, peu importe, tu compte vraiment pour moi. Ca me fais mal, tellement, de te voir dans cet état, par ma faute. Mais je ne suis pas prète pour quelque chose de nouveau. Le problème malheuresement c'est que Yann est toujours là."
C'est ce que j'aurais aimé lui dire, lui affirmé, mais je n'y arrivais pas. Les mots restaient bloqués à l'entrée de ma bouche. Alors, je partis, pris mes affaires et m'en allai en la laissant périr dans sa douleure.
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