C'est con. Tellement con ce que tu fais là. Merde. C'est vide. Si vide. Tout est vide. L'impression de ne plus savoir exister. De ne plus savoir comment vivre. Comme si à la base un mode d'emplois y était indiqué. Ca ne me touche pas. Aucun sentiment. Rien. Je ne sais pas. Je n'y arrive plus. Ca bloque, tu comprends ? Tu comprends cela ? Putain ce que tu me manques. Puis ces mauvais rêves. La nuit. Ma nuit. Quand j'arrive dans ce peu de temps à fermer l'½il, ils sont là, ces mauvais rêves. Toujours. Là. Présents. Et je cris. Je cris ma douleur. Car je n'en peux plus. Je n'en peux plus de ces images. De nos images, de nos souvenirs qui ne cessent de se bousculer à travers les perpétuelles moments de ma vie. Si je peux appeler ça une vie. Je suis piégée dans les pensées de ta personne et je n'arrive pas à faire autrement. Mon sourire. Mon bonheur. Cela fait si longtemps. Si longtemps que je ne les ai pas ressentis comme tel. Si vrai auparavant. Quand tu étais à mes côtés. Quand j'étais dans tes bras. Quand tout allait bien. Puis, quand tout s'est effondré. Et le vide. Et mon regard surtout. Observe le. N'essai pas de percevoir une émotion. Tu n'y trouveras rien. Car je ne ressens rien. Simplement. Je peux plus penser. Car la seule chose à laquelle je pense, c'est toi, nous, avant, et nous, après, et toi, et moi, et rien, encore.
Je veux partir. Partir loin de tout, loin de vous et surtout de lui. Partir. Au milieu de rien. Dans un habitat, construit en pleine nature. La terrasse de bois. Les baies vitrés. Et resté là. A rien faire. Fumer et me brosser les dents. Verser des putains de larmes parsqu'il me manque. Parsque je l'ai perdue. Parsque je n'ai rien fais. Et m'adosser contre le mur, assise sur mon lit. Ecrire et ecrire des mots qui n'ont aucun sens, puis brûler les feuilles. Essayer de faire la même dans mon coeur. Passer des journées à manger. Puis d'autres le ventre vide. S'éffondrer sur des souvenirs. Quand il était là, quand j'étais dans ses bras, quand il m'appeler par des noms idiots, quand il m'embrassait soudainement. Et ce dire que.. Là.. C'est finit. Qu'il n'y aura plus jamais de sourire repêché grâce à sa présence. Alors attendre. Attendre que le temps passe. Passé des mois dans ce cabanon, sans aucune liaison social. Etre seule. Trainer en caleçon, marcher sur le parquet, avec de grosse chausette. Puis se préparer un chocolat chaud. Se rappeler du gouts qu'avait ses lèvres. Et sentir à cet instent un leger spasme au ventre. Comme pour se remémorer la douleur que ca produit de ne plus être avec lui. Lui. Lui. Lui. Puis sortir enfin, après de mois d'enfermement. Courir dehors, entouré de végétation. Et crier putain. Crier toute la rage que l'on peut ressentir. Pleurer. Je n'appelerais même plus cela pleurer. Mais se vider. Se vider de tout. Se vider de ca. Se vider de lui.
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